Le métier en bref
L'éleveur ou éleveuse de bovins, assure les soins nécessaires à la conduite de l'élevage en fonction des objectifs de production et dans le respect du bien-être animal. Gère et surveille la santé et le développement des bovins au quotidien Assure l'alimentation et l'hydratation des animaux selon leurs besoins spécifiques Réalise les opérations de reproduction et suit le développement des veaux Maintient les installations et les équipements d'élevage en bon état Commercialise les produits issus de l'élevage, tels que la viande et le lait Peut cultiver les plantes destinées à l'alimentation des animaux (fourrages, céréales, …) Peut encadrer une équipe et gérer une activité
Comment accéder à ce métier ?
Cet emploi est accessible avec un diplôme de niveau BP à Bac +2 dans le domaine de l'agriculture, élevage ou productions animales ou gestion et exploitation d'entreprise agricole. Une spécialisation via un Certificat de Spécialisation en élevage bovin peut être demandée.
Salaire
Entre 1400 et 1800 €/mois net pour un salarié débutant (0-2 ans). Cela correspond à un niveau BP ou Bac Pro agricole avec peu d'expérience sur une exploitation.
Le salaire médian pour un éleveur expérimenté (3-5 ans) travaillant en tant que salarié se situe autour de 1800 à 2500 €/mois net. Pour un chef d'exploitation, le revenu est très variable selon la taille et les résultats de l'entreprise.
Avec 10 ans et plus d'expérience, un éleveur salarié peut atteindre 2500 à 3500 €/mois net, notamment s'il occupe un poste à responsabilités. Les revenus d'un chef d'exploitation installé depuis longtemps peuvent être significativement supérieurs, mais aussi plus fluctuants.
Ce qui fait varier la rémunération
- Statut : Le revenu varie considérablement entre un éleveur salarié et un chef d'exploitation indépendant, dont le revenu dépend directement des résultats de l'entreprise.
- Taille et type d'élevage : Bovin laitier, bovin viande, polyculture-élevage... chaque spécialisation a ses propres dynamiques économiques.
- Région et zone géographique : Les prix fonciers, les aides agricoles régionales et le marché local peuvent influencer la rentabilité.
- Mode de production et de commercialisation : Agriculture biologique, circuits courts, vente directe, transformation des produits peuvent valoriser la production et augmenter le revenu.
- Aides et subventions agricoles : Elles représentent une part importante du revenu des exploitants agricoles.
Formation & diplômes
L'accès à ce métier se fait principalement par des voies de formation agricoles, allant du Brevet Professionnel (BP) au BTS agricole. L'apprentissage est une voie privilégiée, permettant d'acquérir une expérience pratique indispensable sur le terrain. La formation continue permet aussi d'acquérir ou de perfectionner ses compétences.
- BP (Brevet Professionnel) Agricole, type Responsable d'Entreprise Agricole (REA).
- Bac Pro Conduite et Gestion de l'Entreprise Agricole (CGEA).
- BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole) Productions Animales (PA).
- BTSA Analyse, Conduite et Stratégie de l'Entreprise Agricole (ACSE).
- Certificat de Spécialisation (CS) en élevage bovin laitier ou allaitant.
Qualités requises
- Passion pour les animaux et la nature : Un intérêt sincère pour l'élevage est essentiel.
- Rigueur et sens de l'organisation : Pour gérer l'exploitation, le suivi sanitaire et administratif.
- Endurance physique et disponibilité : Le travail est exigeant, souvent en extérieur et sans horaires fixes.
- Sens de l'observation et réactivité : Pour déceler rapidement les problèmes de santé ou de comportement des animaux.
- Autonomie et polyvalence : L'éleveur gère de multiples tâches (soins, entretien, gestion, commercialisation).
Compétences clés
Évolutions de carrière
Un éleveur salarié peut évoluer vers la prise de responsabilités au sein de l'exploitation, voire s'installer en tant que chef d'exploitation indépendant. Les possibilités de développement incluent la spécialisation (par exemple en agriculture biologique, races rares), la diversification des activités (agritourisme, transformation des produits) ou la mise en place de circuits courts de commercialisation. Il est aussi possible de devenir formateur ou conseiller technique agricole.
Métiers vers lesquels évoluer
À retenir
- Un métier polyvalent au cœur de la production agricole, entre tradition et innovation (nouvelles technologies, bien-être animal).
- Forts besoins de renouvellement des générations dans le secteur agricole, ouvrant de belles opportunités.
- Le bien-être animal et le respect de l'environnement sont des enjeux majeurs et croissants dans la profession.
- Un engagement personnel important est nécessaire, avec un travail souvent solitaire et demandant une grande autonomie.